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2018 : une année décisive pour Qwant

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Créé depuis bientôt 5 ans par le Français Éric Landri, le moteur de recherche Qwant s’apprête à franchir un palier important en 2018. Il faut rappeler que cette start-up s’est positionnée depuis sa création, comme une alternative crédible au géant Google en matière de respect de la vie privée. Au cours d’un entretien accordé à l’Usine Digitale en marge du FIC 2018, le PDG et Fondateur de Qwant a expliqué ses nouvelles aspirations, surtout sur le marché international.

L’international en ligne de mire

Si Qwant a pu faire son bout de chemin jusqu’ici avec des acquis non négligeables, le plus dur reste à faire en 2018 aux dires de son dirigeant. En effet, il reconnait que la progression du moteur a doublé en Allemagne par exemple au dernier trimestre de 2017. Cependant, Éric Landri n’est pas encore satisfait de la pénétration sur le marché international, en particulier le marché américain. Cette faible présence s’explique d’abord par le fait que Qwant tient à ne pas avoir de serveur aux États-Unis, pour pouvoir rester en dehors du Patriot Act et du Freedom Act.

Se faire une place dans un environnement ultra-concurrentiel

Éric Landri reproche malheureusement à Google ses méthodes concurrentielles sur le terrain commercial. Il s’agit notamment de la suppression via YouTube de l’accès à Vevo du service Qwant Music. En outre, Google aurait même menacé de retirer les services Play aux constructeurs de Smartphones désireux d’installer par défaut le moteur de recherche sur leurs mobiles. Il faut noter que le plus gros challenger de Qwant sur le marché américain pour l’instant reste Duck Duck Go qui s’est positionné dans un registre identique et possède une certaine notoriété. Par ailleurs, le PDG de la structure se désole du manque de soutien des pouvoirs publics français. Il estime que ces derniers font plus confiance aux Américains qui ne respectent pourtant pas toutes les règles.

Qwant est prêt pour affronter 2018

Conscient de son profil bas jusque-là en Amérique, le fondateur de Qwant affirme :“Nous sommes obligés de percer sur la scène internationale cette année, nous n’avons pas le choix. Il nous faut être dans TechCrunch.” Il explique cependant que cet état de choses est dû au fait qu’ils ont préféré être bien rodés avant d’attaquer ce marché. En effet, le  risque aurait été de subir des critiques acerbes de la part des experts. Il se déclare désormais prêt, en précisant au  passage que le moteur de recherche est passé de 40 millions de pages indexées par jour début 2016, à 1 milliard par jour, fin 2017. Estimant disposer de la capacité technique nécessaire, il se donne 2 mois pour effectuer des tests auprès des experts, et proposer les résultats des recherches à de potentiels partenaires.

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